La pyrale du buis Diaphania perspectalis, cette chenille est une surprenante dévoreuse de buis. Importée de Chine il y a 6 ans déjà, probablement via les aéroports de Bâle et Strasbourg, elle colonise son territoire avec facilité en l’absence de prédateur.

Ce petit papillon de nuit, très craintif,  est un réel ravageur pour les buis (buxus sempervirens) et doit être combattu par tous, pour limiter son intrusion. Soyez donc particulièrement attentif de mars à fin septembre. Pour en savoir plus : you tube: la pyrale du buis.

Dégâts occasionnés, de nombreuses morsures sur le tronc et les feuilles fragilisent fortement la plante.

Sans traitement suivi, la 2ème attaque peut entraîner la mort du végétal. Deux ou trois générations peuvent se développer en une année, en fonction des conditions climatiques et c’est sous forme de larves qu’elles vont passer l’hiver emmitouflées dans un cocon tissé entre 2 feuilles.

Les jeunes chenilles dévorent en premier lieu l’intérieur du buis, de ce fait, elles ne sont pas repérables sans une recherche manuelle.

En regardant à l’intérieur, vous pourrez découvrir les signes avant coureurs du fléau qui s’installe. Repérez les excréments très visibles, agglomérés dans une forme de toile d’araignée mais tissée par la chenille.

Ces fils de soie, très visibles sont la preuve de la présence de l’envahisseur.

Lutte, un traitement biologique le bacille de thuringe Bacillus thuringiensis  est le seul traitement Bio.

Une bactérie vivante qui agit par ingestion et détruit la chenille de l’intérieur en quelques jours. A pulvériser sur les sujets atteints dès le mois de mars et jusqu’à la fin septembre.

En cas d’infection forte, la lutte biologique n’est plus suffisante, il faut avoir recours à un insecticide dit «de contact.»

Je ne peux malheureusement pas vous donner, ce jour, de nom de produit disponible sur le marché du particulier. Les restrictions européennes en matière de produits phytosanitaires ont été drastiques et limitent considérablement le champs d’action.